Green landfill : un centre d’enfouissement
de déchets à impact positif

SUEZ propose une nouvelle approche de la gestion des déchets sur les sites d’enfouissement, en exploitant toutes les ressources pour en faire des sites à impact positif : aucune émission de méthane provenant des déchets, un bilan énergétique positif, aucun lixiviat rejeté dans le milieu naturel.

Leviers de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES)

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Sobriété énergétique et ressources

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Décarbonation de l’énergie

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Amélioration de l’efficacité énergétique

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Amélioration
de l’efficacité en ressources non énergétiques

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Absorption d’émissions

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Financement d’émetteurs bas-carbone ou désinvestissement d’actifs carbonés

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Réduction des autres gaz à effet de serre

Objectifs recherchés

Réduire l’empreinte carbone des centres d’enfouissement des déchets ménagers, via un dispositif de captage et de valorisation du biogaz sous forme d’électricité et de chaleur.

Au travers du projet Green Landfill, SUEZ souhaite proposer une gestion des déchets municipaux ayant un impact positif sur le climat et le capital naturel , adaptée à tous les contextes. Cette gestion doit se traduire par zéro émission de CH4 provenant de la décomposition des déchets, aucun lixiviat rejeté, aucun rejet de plastique dans la nature.  

 

Les Green Landfills contribuent à l'économie circulaire en récupérant de l'énergie verte pour la production de biogaz, pouvant être réinjecté dans les réseaux de distribution de gaz naturel ou la production d'électricité et de chaleur. 

 

Le biogaz provient de la fermentation anaérobie de la matière organique des déchets stockés dans des casiers et couverts. Il est collecté grâce à des puits verticaux, drains horizontaux ou mixtes puis préparé avant d’être valorisé en cogénération. La valorisation en électricité se fait grâce à un moteur biogaz et nécessite au préalable une déshumidification et une filtration sur charbon actif.  

 

La production de biogaz est de l’ordre de 80 Nm3/t déchets enfouis en moyenne, avec un biogaz chargé à 50% de méthane. Un moteur biogaz d’une capacité de 500 Nm3/h a une capacité de 1MW électrique. 

A titre d’exemple, le projet de Belgrade prévoit 2 moteurs biogaz d’une capacité de 3.2 MW électrique. La production électrique est utilisée pour les besoins du site, notamment ceux de l’unité de traitement des lixiviats, et/ou vendue au réseau de distribution électrique.  

 

La production de chaleur peut être notamment valorisée via le réseau public de chauffage urbain. A Belgrade, elle permet de réduire de près de 80 % la consommation de gaz naturel de la centrale thermique de Konjarnick en saison froide.  

 

Le biogaz est également utilisé sur site comme source de chaleur en remplacement du fuel alimentant la chaudière pour l’évaporation des concentrats du traitement membranaire des lixiviats. 

Scope(s) d'émissions

sur le(s)quel(s) le projet a un impact significatif

  • Scope(s) d’émissions
  • Description et quantification des émissions de GES associées
  • Précisions sur le calcul

Scope 1

Émissions directes générées par l’activité de l’entreprise.

Scope 2

Émissions indirectes associées à la consommation d’électricité et de chaleur de l’entreprise.

Scope 3

Émissions induites (en amont ou en aval) par les activités, produits et/ou services de l’entreprise sur sa chaine de valeur.

Absorption d’émissions

Création de puits de carbone, (BECCS, CCU/S, …)

Émissions évitées

par les activités, produits et/ou services de l’entreprise ou par le financement de projet de réduction d’émissions.

Exemple de Belgrade :

Scope 1 - Réduction des émissions diffuses de CH4 via le captage du biogaz 

  • Quantification : - 150 000 t CO2e par an par rapport à la décharge existante non couverte

Scope 2 - Emissions réduites liées à  un effacement partiel de l’autoconsommation électrique du site et  la substitution d’énergie fossile nécessaire à la réduction des sous-produits du traitement des lixiviats

  • Quantification : - 1 500 t CO2e par an

Absorption d’émissions  - Le carbone non organique (plastiqueetc ...) est séquestré de manière durable dans les casiers 

  • Quantification : détermination en cours 

Émissions évitées - Consommation réduite de gaz naturel pour l’activité de chauffage urbain et d’électricité d’origine non renouvelable pour l’activité de distribution publique d’électricité

  • Quantification : 22 000 t CO2e par an d’émissions évitées  
  1. Une réduction moyenne du volume d’émissions annuelles de 225 000 tCO2e à 75 000 t CO2e (application du protocole de quantification de l’ADEME)
  2. Calculés sur la base du « Protocole de quantification des émissions de GES liés à la gestion des déchets, dit « Protocole EPE » et des données de l’IEA pour le contenu carbone du mix électrique local 

Les deux protocoles étant alignés sur le GHG Protocol. 

Les points clés

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Montant de l’investissement réalisé

47 M€ (pour la décharge de Belgrade)

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Date de démarrage du projet

2019

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Localisation

Serbie, Grèce et France.

Niveau de maturité

Test prototype en laboratoire (TRL 7)

Test en réel (TRL 7-8)

Prototype pré-commercial (TRL 9)

Mise en œuvre à petite échelle

Mise en œuvre à moyenne ou grande échelle

Rentabilité économique du projet

Court terme (0-3ans)

Moyen terme (4-10 ans)

Long terme (> 10 ans)

Images / Vidéos

Ce projet de décharge zéro impact apporte plusieurs cobénéfices, outre sa contribution par nature aux ODD 11, 12 et 13 : 

  • Production d’eau à partir de lixiviats traités, pouvant être réutilisée pour l’agriculture ou l’industrie (ODD 6 Eau propre et assainissement) ;
  • Protection du capital naturel (sols, eau) et de la biodiversité grâce à la remédiation du site, à la préservation de la faune sur l’emprise du centre (zones humides, sites de nidification, …), à la suppression des rejets de lixiviats dans le milieu naturel (ODD 14 Vie aquatique et ODD 15 Vie terrestre) ;
  • Création d’emplois : 50 emplois directs à Belgrade pour les opérations (ODD 8 Travail décent et croissance économique) ;
  • Contribution à la santé publique, en évitant les incendies, les aérosols et la dissémination des déchets solides dans l’environnement (ODD 3 Bonne santé et bien-être).

Le projet de Green Landfill est reproductible dans tout type de contexte de valorisation des déchets municipauxIl est particulièrement pertinent pour la réhabilitation des décharges existantes dans les pays émergents ou les pays en cours d’accession à l’UE, en répondant par ailleurs à des réglementations aux exigences croissantes.  

Plusieurs facteurs conditionnent le succès d’un tel projet :  

  • La conformité avec le cadre réglementaire local pour obtenir une licence d’exploitation ;
  • L’existence d’acheteurs d’énergie locaux (ex : réseau de distribution électrique et réseau de chauffage urbain).

Selon le modèle contractuel, plusieurs contrats (conception, construction, exploitation) peuvent être signés avec les autorités locales et les partenaires du projet.  

Exemple de la décharge de Belgrade : un contrat de construction,et un contrat de 25 ans d’opération et maintenance par un consortium composé de SUEZ, Itochu et du fonds Marguerite.